Abéné

Nous sommes partis le dimanche 16 novembre en bus direction Abéné, la galerie sur le toit rempli des colis que l’on amène pour la maternité et l’école. 2h40 de route sinueuse sont nécessaire pour atteindre le village, situé dans la Casamance moyenne sur la côte à la frontière de la Gambie. La bonne humeur et les chants de marins sont au rendez-vous dans ce bus surchargé !

BE Zig

Arrivés à Abéné, nous déchargeons directement les colis pour la maternité : des jeux, des compresses, des couches, du lait en poudre et nos infirmières et médecins se mettent au travail : un enfant est arrivé, il est très malade.

Pendant ce temps on continue le déchargement de nos affaires et on part s’installer dans un petit hôtel à deux pas, tenu par Gérard et sa femme.

Le lendemain, les travaux pour la maternité et l’école commencent.

Axel se rend à la maternité pour faire l’électricité et le reste de la troupe va à l’école pour refaire toute la peinture.

Axel, Clémence et Luc à la maternité. L’école d’Abéné

Anne et sa fresque

Une fois l’école terminée, nous avons eu une cérémonie de remerciement et de remise du drapeau Mauritanien en échange du drapeau Sénégalais, qui sera remis au Brésil, avec les élus du regroupement des villages environnant, les enfants et un groupe de musique !

En dehors du chantier, nous avons quand même profité du village et fait de belles rencontres. Notamment, au bar Africa first où nous avons pris quelques petit déj’ et appris à cuisiner le mafé.

Le plus important dans ce village est l’arbre sacré, 6 arbres (des fromagers) réunis en un seul !

Petite histoire : à l’époque, les femmes venaient accoucher dans un des creux de cet arbre. Après l’accouchement, les femmes restaient 7 jours dans l’arbre avec leur enfant pour qu’il soit protégé contre les mauvais esprits. Seules les femmes pouvaient y accéder.

Aujourd’hui, un groupe de mamas entretiennent l’arbre et ses abords. On doit leur amener une offrande (à manger ou à boire) et une fois que l’on s’en va, elles prient avec nous dans leur langue maternelle, le Diola.

Au Sénégal, il y a beaucoup de dialectes différents : le wolof, le mandingue, le diola… suivant les régions.

Quelques mots appris en Wolof entre Dakar et Abéné :

Notoudou : comment t’appelles tu ?

Mangadef : comment vas-tu ?

Manguefi : je vais bien

Maguidem : Au revoir

Nerna : C’est bon (délicieux)

Dédet : non

Wahou : oui

Harit : ami

Dieuredieff : merci

Yégi légi : à tout à l’heure

Danka Danka : tranquille, doucement

Notre séjour à Abéné s’achève après une semaine très reposante dans ce petit village fort sympathique….

Retour en taxi à Ziguinchor pour continuer notre route vers Nioumoun….

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